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Ver ou teigne : le combat des stars de la pêche de la truite aux appâts naturels

C’est un duel fratricide que nous vous proposons et qui oppose les deux stars de la pêche de la truite aux appâts naturels. Dans le coin gauche le ver, dans le coin droit la teigne. Que le meilleur gagne !

L’ouverture approche à grands pas et il est temps de penser à peaufiner le matériel. Si le toc est incontestablement la technique phare grâce à sa polyvalence et à sa capacité à prospecter lentement, méthodiquement, au ras du fond et à séduire des truites pas très agressives, reste à choisir le bon appât. Le ver et la teigne sont les plus utilisés et ce n’est pas une surprise compte tenu de leur efficacité. Mais lequel est le meilleur ? Livrons-nous à une analyse en profondeur.

Avec sa densité élevée, le ver n’a pas son pareil pour évoluer au ras du fond, où les truites se nourrissent le plus souvent dans les eaux froides du début de saison.
Crédit photo : Marc Delacoste

Pour s'en procurer : avantage au ver

De ce côté-là, il n’y a pas de match ! À moins d’être apiculteur, impossible de se procurer des teignes autrement qu’en les achetant. En revanche, pour peu qu’on ait une bêche, il est tout à fait possible de ramasser soi-même des vers que ce soit dans la terre, dans le terreau ou encore, fin du fin, dans des dépôts de limon au bord des rivières pour les vers de berge. Sinon, tous les détaillants et même les grandes surfaces alimentaires en vendent de différentes espèces.

Conservation : égalité

Aucun vainqueur dans ce round. Ces deux appâts se conservent très bien à condition de leur éviter la chaleur qu’ils craignent l’un comme l’autre. Le bas du réfrigérateur est parfait pour les garder au moins deux à trois semaines et parfois plus encore. On peut donc s’en procurer plusieurs jours avant l’ouverture et éviter le stress des achats de dernière minute.

Polyvalence d'utilisation : avantage au ver

Avec sa densité relativement élevée, qui lui permet d’évoluer naturellement près du fond, et son volume conséquent, qui colle aux préférences des truites à cette saison, le ver est un appât particulièrement adapté aux conditions de pêche de l’ouverture. Il est imbattable en eaux fortes et teintées, mais aussi très pêchant en eau claire, si on réduit sa taille. Un des principaux atouts de la teigne : sa faible densité. Pas forcément un avantage en eaux froides a priori. Pourtant, si les eaux sont basses, la teigne peut être très pêchante, même dans des eaux très fraîches. Sans oublier que sur le coup de midi, la présentation légèrement décollée d’une teigne peut être plus séduisante que celle d’un ver raclant le fond.

En ruisseau : égalité

Ver et teigne sont deux appâts très efficaces en ruisseau. Ils permettent aussi bien de pêcher dans les courants que d’insister au ras des caches. La densité du ver lui permet de s’affranchir des légers remous pour descendre vite, dans des espaces restreints, ce qui est toujours très intéressant dans les petits cours d’eau. Quant à la teigne, elle sait rester légèrement en suspension dans les vasques quand il faut y insister.

En rivières et grandes rivières : avantage au ver

Ver et teigne peuvent être très efficaces en rivière, dans des eaux claires et pas trop fortes. En revanche, dès que le débit est plus élevé et que l’eau se teinte, le ver est imbattable. Il est incontournable pour pêcher au ras du fond dans les eaux froides, et pour les pêches lourdes. En revanche, la teigne peut avoir son mot à dire si les truites sortent franchement et préfèrent momentanément une présentation légèrement décollée. Il n’y a aucun doute possible dans les grandes rivières. En jouant sur la taille des vers utilisés, on peut faire face à toutes les situations, en les choisissant pas trop gros en eaux basses et claires, moyens quand les niveaux sont plus élevés, et enfin assez gros pour les pêches « à rouler » à distance ou pour prospecter les gros remous en niveau fort et en eau teintée. La teigne peut éventuellement s’inviter dans une période d’activité en milieu de journée...

La teigne s’accommode mal des plombées lourdes. C’est avec des montages légers qu’elle pêche le mieux.
Crédit photo : Marc Delacoste

En lac : avantage à la teigne

Le ver est certes efficace pour pêcher les lacs, que ce soit à la ligne flottante, à la bombette ou à fond. Mais la teigne aussi ! Et elle est même souvent supérieure avec un montage calé à fond intégrant une petite bille de polystyrène au ras de l’hameçon pour la faire décoller afin qu’elle soit plus visible et qu’elle ne s’accroche pas dans les herbiers ou des débris végétaux.

Pêches lourdes : avantage au ver

En début de saison, il faut souvent pêcher relativement lourd. Par son volume et sa densité, le ver s’en accommode très bien, même avec des montages très lourds lorsqu’il faut ratisser loin dans les grandes rivières. Un bas de ligne assez long (60 cm à 1 m) et un ver de belle taille sont alors imbattables et permettent de prendre de très belles truites. Ce n’est pas le cas de la teigne.

Pêches légères : avantage à la teigne

Depuis quelques années, on connaît régulièrement des débits faibles en début de saison. Dans ces conditions, il faut évidemment adapter son montage et ne pas pêcher trop lourd, même si l’eau est froide. La teigne fait alors jeu égal avec le ver (à choisir petit dans ces conditions), et peut même se montrer supérieure si l’eau est un peu réchauffée.

Bilan : le ver grand gagnant

Ce n’est pas forcément une surprise, le ver sort gagnant de ce duel des appâts d’ouverture. Par sa solidité, sa diversité de taille, sa densité élevée, facilitant la pêche près du fond qui correspond à ce que veulent les truites à cette saison, sans oublier son efficacité dans les eaux fortes et teintées, c’est bien l’appât incontournable du début de saison en général. Ceci dit, ce serait une erreur de négliger la teigne. Cette larve claire n’a pas son pareil pour les présentations naturelles et subtiles dans les veines d’eau molles et les courants légers. En l’utilisant dans des tailles pas trop grosses (pas toujours facile avec l’offre actuelle), elle m’a souvent aidé à réussir de beaux coups de midi, lorsqu’une éclosion fait sortir les truites en milieu de journée et qu’une présentation légèrement décollée fait la différence. Alors pour ma part c’est simple : j’ai toujours les deux !

Varier les plaisirs

Un des grands atouts du ver est sa diversité de tailles. Car si on parle « du » ver, on devrait plutôt évoquer « les » vers. De berge, de terreau, dendro ou canadiens, il n’est pas compliqué avec ces espèces de se procurer des tailles variées pour s’adapter aux différents types de parcours et de conditions de débit. Ces différentes tailles permettent aussi d’adopter plusieurs approches en grande rivière, entre la pêche en dérive naturelle avec des vers petits à moyens et la pêche « à rouler » avec les plus gros.

 

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